Brochettes apéritives de tomates cerises, mozzarella au pesto et olives, bouchées typiques de la cuisine méditerranéenne

Le Journal · La table & le terroir

Qu’est-ce que la cuisine méditerranéenne ?

Origines, produits et différences avec la cuisine provençale — une cuisine qui rassemble des dizaines de pays autour d’une même mer, d’un même arbre et d’une même façon de passer à table.

© Le Journal(La Guérine ~ 09)Table · Méditerranée
En brefLecture ~ 11 min

01 — Poser la définition

Une cuisine,
un art de vivre

Parler de « la » cuisine méditerranéenne, c’est accepter un paradoxe : il n’existe pas une seule recette commune à Valence, Naples, Athènes, Beyrouth et Tanger. Et pourtant, d’une rive à l’autre, on reconnaît immédiatement la même manière de cuisiner.

Ce qui relie ces tables, c’est un climat — étés chauds et secs, hivers doux —, un paysage où poussent l’olivier, la vigne et le blé, et une mer qui a fait circuler pendant des siècles les marchands, les épices et les savoir-faire. De là naît un répertoire d’une grande diversité, mais bâti sur les mêmes fondations : des produits frais, de saison, travaillés simplement, relevés d’huile d’olive et d’herbes.

C’est aussi, et peut-être surtout, une façon de manger : le repas pris ensemble, à heure fixe, sans se presser, souvent dehors dès que la saison le permet. L’UNESCO l’a d’ailleurs reconnu en inscrivant la diète méditerranéenne au patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2010, en insistant autant sur les gestes de partage que sur le contenu de l’assiette.

  • L’olivierL’huile, le fruit
  • Le bléPain, pâtes, semoule
  • La vigneLe vin du repas
  • La merPoissons & coquillages
Plateau en étages de coppa roulée et de pousses fraîches, assortiment à partager à la manière des tables méditerranéennes
02 — D’où elle vientPlusieurs rives, un socle

Origines et principes de la cuisine méditerranéenne

Les historiens parlent volontiers de la « triade méditerranéenne » : le blé, la vigne et l’olivier, cultivés autour du bassin depuis l’Antiquité. Grecs, Phéniciens puis Romains en ont fait la base de leur alimentation — le pain, le vin et l’huile —, et cette base n’a jamais vraiment disparu. Les siècles suivants l’ont enrichie par vagues successives : les agrumes, le riz, l’aubergine et les épices venus d’Orient, puis, à partir du XVIe siècle, la tomate, le poivron, le haricot et la courgette rapportés des Amériques. Une tomate « méditerranéenne » par excellence est donc, en réalité, une arrivée relativement récente.

La diversité des rives fait le reste. Au nord, l’Espagne, la France du Sud et l’Italie cuisinent l’huile d’olive, les tomates, les poissons et les pâtes. À l’est, la Grèce, la Turquie et le Liban multiplient les petites assiettes — les mezzés —, le yaourt, les herbes fraîches et les légumineuses. Au sud, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie apportent la semoule, les épices douces et les mijotés en tajine. Chaque région parle son dialecte, mais tous partagent la même grammaire.

Cette grammaire tient en quelques principes. D’abord, le produit frais et de saison : on cuisine ce que donnent le potager, le verger et la pêche du moment, sans chercher à forcer le calendrier. Ensuite, la simplicité : peu d’ingrédients par plat, des cuissons qui respectent le goût, un assaisonnement juste plutôt qu’une sauce qui couvre. Enfin, l’économie : c’est historiquement une cuisine de paysans et de pêcheurs, qui ne gaspille rien, transforme le pain rassis en salade ou en soupe et fait d’un poisson modeste un plat de fête.

C’est ce dernier point qu’on oublie le plus souvent : la cuisine méditerranéenne n’est pas née « diététique ». Elle est le fruit de contraintes — un climat sec, des terres pauvres, des moyens limités — dont elle a fait des vertus. Sa générosité vient précisément de là : savoir tirer beaucoup de goût de peu de choses.

03 — Le garde-manger

Les produits emblématiques

Ouvrez un placard méditerranéen, de Séville à Izmir, et vous y trouverez à peu près les mêmes familles de produits. Ce sont elles, bien plus qu’une recette, qui définissent cette cuisine.

  • L’huile d’oliveLe fil rouge de tout le bassin. Crue sur une salade ou un poisson grillé, chaude pour faire suer un oignon ou confire des légumes, elle remplace le beurre et la crème. Une bonne huile vierge extra se choisit comme un vin : fruité vert, ardent, ou mûr et doux.
  • Les légumes du soleilTomate, aubergine, courgette, poivron, artichaut, fenouil, oignon : ils ne sont pas une garniture mais le cœur du repas. Rôtis, mijotés, farcis, crus en salade, ils suivent strictement la saison.
  • Herbes & agrumesThym, romarin, origan, basilic, menthe, persil, coriandre selon les rives ; citron et orange pour relever. Ils donnent du relief sans alourdir et permettent de saler moins.
  • Les légumineusesPois chiches, lentilles, fèves, haricots : longtemps la protéine du quotidien des familles modestes. Houmous, falafels, soupes, salades tièdes — elles nourrissent sans viande.
  • Céréales & painBlé dur, semoule, boulgour, riz, pâtes et pain à chaque repas. Ils forment la base énergétique sur laquelle s’appuient les légumes et l’huile.
  • Fromages & laitagesFeta, pecorino, chèvre frais, yaourt, brousse : présents en quantités raisonnables, souvent issus du lait de brebis ou de chèvre, ils accompagnent plus qu’ils ne dominent.

La place réduite de la viande et des graisses transformées

Ce qui frappe, quand on observe une table méditerranéenne traditionnelle, c’est moins ce qu’elle contient que la proportion entre les choses. La viande y est présente — agneau de lait en Grèce, volaille, porc en Espagne et en Italie, bœuf plus rarement —, mais elle n’occupe pas le centre de l’assiette au quotidien. On la réserve volontiers au dimanche et aux fêtes, on la cuisine en petites quantités pour parfumer un plat de légumes ou de céréales, on la grille simplement avec des herbes.

Le beurre, la crème, les charcuteries industrielles et les produits très transformés tiennent eux aussi un rôle secondaire. L’huile d’olive fait office de graisse de cuisson comme d’assaisonnement, les fromages sont souvent frais ou de brebis et consommés avec mesure, et le sucre se concentre dans les fruits, le miel et quelques pâtisseries de fête. Il ne s’agit pas d’un interdit : c’est un équilibre, transmis par l’habitude plutôt que par une règle.

Serveur présentant un plateau de verrines aux crevettes et aux herbes fraîches, saveurs iodées de la Méditerranée
04 — L’iode

La mer : poissons et coquillages

Une cuisine née au bord de l’eau ne pouvait pas ignorer la mer. Sardines et anchois grillés, dorades et loups cuits entiers au four, poulpe en salade, calamars frits, moules, palourdes, oursins : le poisson et les fruits de mer sont, sur une grande partie du littoral, la protéine du quotidien bien plus que la viande. Les petits poissons bleus, longtemps bon marché, sont d’ailleurs ceux qu’on retrouve le plus dans les recettes populaires.

La manière de les cuisiner obéit au même principe de simplicité : une grillade, un filet d’huile d’olive, un trait de citron, quelques herbes. Les grandes soupes de pêcheurs — la bouillabaisse marseillaise, la zarzuela catalane, la kakavia grecque — naissent toutes de la même idée : valoriser les poissons de roche invendus en les faisant mijoter avec de l’huile, de l’ail, des tomates et des aromates. Les coquillages, eux, se dégustent souvent crus ou à peine ouverts, pour garder intact le goût iodé qui fait tout leur intérêt.

05 — Ce qu’en dit la scienceLe régime dit crétois

Cuisine méditerranéenne et santé

Si la cuisine méditerranéenne est aujourd’hui citée en exemple bien au-delà de ses frontières, elle le doit en grande partie à la recherche. Dans les années 1950, l’Américain Ancel Keys lance l’étude dite « des Sept Pays », qui compare l’alimentation et la santé cardiovasculaire de populations très différentes. Les habitants de la Crète, notamment, s’y distinguent : une alimentation riche en végétaux, en huile d’olive et en céréales, pauvre en graisses d’origine animale, associée à une faible mortalité cardiovasculaire. C’est de là que vient l’expression française de « régime crétois ».

Depuis, de nombreux travaux ont prolongé ces observations, dont le grand essai espagnol PREDIMED publié en 2013, qui a étudié l’effet d’un régime méditerranéen enrichi en huile d’olive vierge extra ou en fruits à coque. Les autorités de santé recommandent aujourd’hui largement ce modèle comme une référence d’alimentation équilibrée. Plusieurs raisons sont avancées : la qualité des graisses, avec l’huile d’olive riche en acides gras mono-insaturés ; l’abondance de fibres, de vitamines et de polyphénols apportés par les légumes, les fruits, les herbes et les légumineuses ; la consommation régulière de poisson ; la faible part des produits ultra-transformés.

Il faut toutefois rester précis. Ces études décrivent un mode de vie global, qui inclut l’activité physique, les repas réguliers et pris ensemble, la modération et des produits peu transformés. Aucun aliment isolé n’y fait figure de remède, et un repas au restaurant n’est pas une cure. Ce que l’on peut retenir sans exagérer, c’est qu’une cuisine gourmande, généreuse et ensoleillée peut aussi être une cuisine équilibrée — et que le plaisir de la table fait partie de l’équation.

Musicien jouant du saxophone en plein air pendant un repas partagé sous les arbres du domaine

06 — Le vrai secret

Un repas avant d’être un régime

Le mot « diète » vient du grec diaita, le mode de vie. Autour de la Méditerranée, on ne mange pas seul ni debout : on s’assoit, on partage les plats posés au centre, on prend le temps — et c’est peut-être là l’ingrédient le plus précieux.

07 — Le tout et la partieMéditerranée · Provence

Cuisine méditerranéenne vs cuisine provençale

On confond souvent les deux, et pour cause : la Provence est l’une des rives de la Méditerranée. Mais les deux termes ne se situent pas au même niveau. La cuisine méditerranéenne est un ensemble, à l’échelle d’une vingtaine de pays ; la cuisine provençale en est une déclinaison régionale française, comme la cuisine sicilienne, catalane ou crétoise en sont d’autres. Toute cuisine provençale est méditerranéenne ; toute cuisine méditerranéenne n’est pas provençale.

Les points communs

La Provence partage avec ses voisines l’essentiel du socle : l’huile d’olive comme graisse de référence, à la place du beurre des cuisines du Nord ; les herbes aromatiques — thym, romarin, sarriette, basilic, laurier — qui parfument tout ; les légumes du soleil au centre du repas ; le poisson et les coquillages sur la côte ; une place mesurée pour la viande ; le vin servi avec le repas.

Elle en partage aussi l’esprit : une cuisine de saison, née de la frugalité paysanne, pensée pour la tablée et la vie au dehors. Une soupe au pistou provençale et un minestrone ligure sont d’ailleurs de proches parents, tout comme la pissaladière niçoise et certaines focaccias italiennes.

Les spécificités provençales

La Provence ajoute à ce socle un accent reconnaissable entre tous. L’ail, d’abord, omniprésent, jusqu’à donner son nom à une sauce-plat, l’aïoli. La tomate, ensuite, adoptée avec ferveur dans les tomates à la provençale, les farcis ou la ratatouille. L’anchois et l’olive noire, réunis dans la tapenade et l’anchoïade. Les mijotés au vin, comme la daube, et les rituels propres à la région, comme les treize desserts de Noël.

Pour le détail de ce répertoire, plat par plat, nous avons consacré un article entier aux les spécialités provençales, du garde-manger aux douceurs.

Une table peut donc revendiquer les deux à la fois sans contradiction : provençale par ses racines et ses recettes de terroir, méditerranéenne par l’ouverture de sa carte aux produits et aux influences de tout le bassin — les coquillages, les tapas à partager, les assiettes végétales venues d’ailleurs. C’est précisément la définition que se donne le Domaine La Guérine : une cuisine « traditionnelle et méditerranéenne ».

Chef en tenue noire cuisinant à la plancha en plein air, entouré de verdure, dans le parc du domaine

08 — Dans l’assiette

Comment retrouver l’esprit méditerranéen à table

Reconnaître une vraie table méditerranéenne ne demande pas de connaître toutes les recettes du bassin. Quelques signes suffisent, à la maison comme au restaurant.

Le premier, c’est une carte qui change avec la saison. Tomates et aubergines l’été, courges, champignons et agrumes l’hiver : une carte figée toute l’année trahit presque toujours des produits venus de loin. Le deuxième, ce sont les produits locaux — huile d’olive, herbes, vins de la région —, qui ancrent l’assiette dans son paysage. Le troisième, c’est une cuisine faite sur place, où l’on travaille le produit brut plutôt que de l’assembler.

On peut y ajouter la place du partage : entrées et tapas posées au milieu de la table, grillades à la plancha ou à la broche, plats généreux que l’on se passe. Chez soi, il suffit souvent de remplacer le beurre par une bonne huile, de doubler la part de légumes, de cuisiner un poisson entier au four avec du citron et du thym, et de prendre le temps du repas. Au Domaine, c’est l’esprit de notre carte de saison et du menu du domaine, préparés en cuisine par le chef.

09 — Le verre

Le vin, en compagnon du repas

La vigne fait partie de la triade fondatrice, et le vin accompagne depuis l’Antiquité la table méditerranéenne. Mais sa place y est particulière : il se boit pendant le repas, avec modération, comme un élément du plat plutôt que comme une fin en soi. Les descriptions du régime méditerranéen le mentionnent d’ailleurs toujours dans ce cadre — au cours du repas, en quantité mesurée.

Chaque rive a ses vignobles et ses accords. Les blancs vifs et les rosés secs accompagnent naturellement les légumes, les poissons grillés et les coquillages ; les rouges plus charpentés répondent aux grillades, à l’agneau aux herbes et aux mijotés. En Provence, Côtes de Provence, Coteaux d’Aix et Bandol jouent ce rôle au plus près de l’assiette.

La règle la plus sûre reste la plus ancienne : marier un plat avec un vin de la même terre. Un poisson grillé à l’huile d’olive et un blanc du Sud se comprennent sans qu’on ait besoin de les présenter.

Mains présentant une bouteille de vin rouge au moment du service, en accompagnement du repas

10 — Chez nous

Une table méditerranéenne
entre Aix et Marseille

À Cabriès, à mi-chemin d’Aix-en-Provence et de Marseille, la Méditerranée n’est jamais loin — ni dans le paysage, ni dans l’assiette.

Depuis 1966, le Domaine La Guérine cultive cette double appartenance. Sa carte suit la saison et les arrivages, avec des entrées et des tapas à partager, une sélection végétarienne, des coquillages et fruits de mer, et une cuisine préparée sur place par le chef. C’est ce que nous appelons notre cuisine provençale et méditerranéenne à Cabriès: des recettes de terroir ouvertes sur tout le bassin.

Le cadre fait le reste. On déjeune sur la terrasse ombragée par un mûrier centenaire, rafraîchie l’été par des brumisateurs, ou dans la véranda baignée de lumière, avec trois hectares de Parc des Marronniers pour prolonger le café. La maison est ouverte du mardi au dimanche ; pour venir goûter, il suffit de réserver une table.

Terrasse ombragée du domaine avec tables et chaises en métal noir au milieu de la végétation
Questions fréquentesCuisine · Méditerranée

Questions fréquentes sur la cuisine méditerranéenne

  • Qu’est-ce que la cuisine méditerranéenne, en une phrase ?

    C’est l’ensemble des traditions culinaires des pays qui bordent la Méditerranée — Espagne, sud de la France, Italie, Grèce, Turquie, Liban, Maroc et bien d’autres — unies par un même socle : l’huile d’olive comme corps gras, beaucoup de légumes, de légumineuses et de céréales, du poisson, des herbes aromatiques, peu de viande rouge et de produits transformés, et une forte culture du repas partagé.

  • D’où vient la cuisine méditerranéenne ?

    Elle s’est construite sur des millénaires autour de la triade antique blé, vigne et olivier, enrichie par les échanges commerciaux du bassin : épices venues d’Orient, agrumes, puis tomate, poivron et haricot arrivés des Amériques à partir du XVIe siècle. C’est d’abord une cuisine paysanne et de pêcheurs, façonnée par un climat sec et ensoleillé et par l’économie des ressources.

  • Pourquoi la cuisine méditerranéenne est-elle réputée saine ?

    Parce que des études épidémiologiques menées depuis les années 1950, à commencer par l’étude des Sept Pays d’Ancel Keys, ont observé chez les populations méditerranéennes, notamment en Crète, une alimentation riche en végétaux, en huile d’olive et en poisson et pauvre en graisses animales, associée à de bons indicateurs cardiovasculaires. Ces travaux décrivent un mode de vie global, activité physique comprise ; ils ne font pas d’un aliment isolé un remède.

  • Qu’appelle-t-on le régime crétois ?

    C’est le nom donné en France au régime méditerranéen, parce que la Crète était, dans les études des années 1950-1960, l’une des populations les plus emblématiques de ce mode alimentaire. Il désigne une façon de manger plutôt qu’un régime au sens restrictif : beaucoup de végétaux, l’huile d’olive comme graisse principale, du poisson, peu de viande, des produits de saison et des repas pris ensemble.

  • Quelle est la différence entre cuisine méditerranéenne et cuisine provençale ?

    La cuisine méditerranéenne est un ensemble ; la cuisine provençale en est une déclinaison régionale française. Elles partagent l’huile d’olive, les herbes et les légumes du soleil, mais la Provence y ajoute un accent propre : l’ail omniprésent, la tomate, l’anchois, l’aïoli, la ratatouille, la tapenade, la daube ou les treize desserts de Noël.

  • La cuisine méditerranéenne exclut-elle la viande ?

    Non. La viande y est présente, mais en quantité modérée et souvent réservée aux jours de fête : agneau, volaille, porc ou bœuf selon les rives. Elle accompagne les légumes et les céréales plus qu’elle ne les remplace. C’est cette proportion, plus qu’un interdit, qui caractérise l’assiette méditerranéenne.

  • Où goûter une cuisine méditerranéenne près d’Aix-en-Provence ?

    À Cabriès, entre Aix-en-Provence et Marseille, le Domaine La Guérine propose depuis 1966 une cuisine traditionnelle et méditerranéenne préparée sur place : carte de saison, entrées à partager, sélection végétarienne, coquillages et fruits de mer au gré des arrivages, avec une terrasse ombragée par un mûrier centenaire. La maison est ouverte du mardi au dimanche.

Pour aller plus loinLe Journal & la maison

Pour aller plus loin

Envie de passer de la lecture à la dégustation ? Découvrez notre restaurant provençal Cabriès, ou poursuivez la visite du Journal du domaine, où nous partageons nos savoir-faire de table.

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La Méditerranée, à table à Cabriès

Découvrez la carte de saison du Domaine La Guérine, en salle, dans la véranda ou sur la terrasse ombragée, du mardi au dimanche.

Table dressée en salle au Domaine La Guérine, verres à vin retournés et couverts en place
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